Noël Hors les Murs
Le nouveau récit du groupe de pionniers du 04 décembre 2025
C’était le 4 décembre 2025, il faisait un temps de cochon, et on était bloquées à cause des inondations, dans un endroit très bizarre, avec des personnes qu’on ne connaissait pas, et comme toujours dans ces situations difficiles, on s’est mises à parler, on avait besoin d’être rassurées.
Comme Noël approchait, on en est venues à parler de cette fête, et on s’est rendues compte qu’on partageait toutes le même désarroi face à ce que Noël était devenu.
Vous n’avez pas connu ça vous les petits-enfants, mais c’était une fête purement commerciale, une orgie de cadeaux, des réveillons sinistres, où tout le monde se chamaillait en famille, et puis dehors des gens seuls, qui souffraient face à cette joie totalement artificielle qu’ils ne pouvaient pas partager.
Mais tout le monde continuait à faire semblant, pour ne pas décevoir les enfants. Donc on continuait à… à jouer le jeu.
Puis on s’est dit : est-ce que c’est vraiment ça qu’on a envie de transmettre à nos enfants ? Cette fausseté, cet entre-soi, ce gaspillage ? Non !
Alors on a imaginé un noël différent : pour les enfants, pour tous les enfants, on s’est dit “on fête ça dehors, dans la rue !”.
Pour la première édition on a organisé des jeux pour les enfants, dehors, entre eux, sur les places, et les adultes étaient là pour organiser, veiller sur eux, pour qu’ils profitent pleinement de ce moment.
L’année d’après c’est devenu des sortes d’olympiades, et tous les médias locaux ont relayé cette initiative, si bien que tous ceux qui continuaient à s’ennuyer fermement dans leurs familles sont sortis dans la rue, et ont grossi les rangs.
Le 20 janvier 2027, le noël test d’Anglet à fait le buzz sur les réseaux.
La Région Nouvelle-Aquitaine a passé un appel à projet sur l’innovation sociale.
Le collectif, poussé par Amélie Moresmo, a répondu à l’appel d’offres pour un “Noël solidaire”. Le 20 juin 2027, le projet a été validé par la Région, qui a mis en place des outils de communication et a apporté des moyens financiers pour organiser l’évènement a plus grande échelle.
Le 25 décembre 2027, les premières olympiades pour les enfants se sont déroulées dans toutes les grandes villes d’Aquitaine.
Et le soir, les adultes se regroupaient sous forme d’auberge espagnole.
L’année d’après, toutes les villes et villages de la région y participaient.
Après le succès phénoménal de notre noêl régional, l’euphorie nous a gagné : il fallait voir plus grand, plus haut, et y croire !
Notre Noël du partage allait devenir national !
Amélie Moresmo, alors ministre de la culture, allait nous aider à y parvenir. Chaque ville de France allait organiser une grande Journée des Olympiades du jeu de rue pour les enfants : échiquiers, jeux de l’oie, courses en sacs et autres jeux géants allaient envahir chaque place, chaque rue pour la joie de tous, petits et grands.
Les rires et la joie allaient enfin retentir et faire oublier à tous ces anciens jours de Noël.
Vous ne les avez pas connu vous : c’était que des cadeaux, de la dinde, on était enfermés dans la maison, avec beaucoup d’artifices…
La fête nationale du partage avait fait le buzz au niveau national.
Contre toute attente, les français adhéraient à cette fête et avaient renoncé au noel traditionnel de la surconsommation.
Maintenant il restait à convaincre l’Europe.
Amélie Moresmo, devenue députée européenne, missionnée par l’économie sociale et solidaire, forte de son expérience nationale, a su convaincre l’Europe de développer cette fête inclusive, sociale du partage.
Même les députés d’extrême droite y voyaient un retour aux valeurs fondamentales : fraternité, égalité.
C’était inespéré ! Peut-être un changement radical en vue !
