All I want for Christmas is YOU.

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Le nouveau récit du groupe de pionnières du 17 octobre 2023

À l’approche de la fin de l’année, les souvenirs de la famille Bibolets ressortent. Dans un monde où le Père Noël est devenu une figure effrayante du passé, on se souvient de comment la nouvelle tradition de Noël a pris racine :

La fin de l’année arrive.

Il est temps de se retrouver avec tous nos proches autour des traditionnelles fêtes des lumières. On y échange nos savoirs autour de la fabrication des décorations après avoir été chercher les matériaux nécessaires dans la forêt. On allume désormais un feu dans le quartier pour partager les spécialités de chacun et chacune, on chante, et on s’égaie au son des guitares lors de nos fameuses soirées récits autour des vieux contes d’avant.

Aujourd’hui, on se souvient vaguement de ce bon vieux bonhomme rouge que l’on appelait Père Noël. Son mythe fait maintenant partie des histoires effrayantes que l’on raconte aux enfants qui paniquent à l’idée d’imaginer un vieux monsieur rentrer dans leur maison. On se souvient aussi sans aucun regret de la période où il fallait se ruer dans les magasins pour dégoter un énième objet à offrir.

La création de cette nouvelle tradition a commencé le 21 décembre 2024 à Annecy.
Il y neigeait depuis 34 jours sans s’arrêter. Ça ne s’était pas produit depuis 20 ans à cause du changement climatique. C’était le premier jour des vacances scolaires, 3 jours avant le réveillon de Noël, et les trains en provenance de Paris et Genève étaient bloqués en gare. Toutes les personnes bloquées sont descendues à Annecy faute de correspondances et de la fermeture des axes routiers. La mairie lança un appel aux locaux pour accueillir ces touristes éphémères pour une nuit, qui s’est transformée en quelques jours jusqu’au 28 décembre.
D’après mes parents, cette semaine est restée gravée chez les Annéciens et Annéciennes comme une période conviviale, joyeuse, de partage, de rencontre et d’amitiés nouvelles. Ce fut tellement marquant que l’année suivante marqua le lancement de la semaine ArviNoël.

Le matin du 25 décembre 2025, dans ma famille, c’était carrément l’angoisse. Mes parents allait devoir nous expliquer pourquoi il n’y avait rien sous le sapin ! Il leur fallait vite trouver une solution. C’est là que la simplicité a fonctionné.
Dès notre réveil, mes parents ont pris les devants. À peine debout, une avalanche de doudounes, gants, bonnets, après-skis et frontales nous est tombée dessus. L’aventure nous attendait dans notre jardin, puis le quartier recouverts de neige.
Dehors, la surprise fut grande, d’autres familles semblaient avoir eu la même idée. Les rues étaient devenues un terrain de jeu pour les enfants, comme pour les adultes.
Un terrain de partage aussi. Ludmila, notre voisine dont les enfants et les petits enfants n’avaient pas pu venir, nous avait proposé de partager la brioche qu’elle avait préparé pour fêter l’arrivée de Jessica et Kevin, le couple qu’elle avait hébergé l’année précédente lors du grand blocage, et qui avait décidé de revenir !
Petit à petit, tout le quartier sortait et se mélangeait, s’accueillait à tour de rôle dans foyers pour partager un thé ou un café le temps de se réchauffer.

Pour nous les enfants, la déception de ne pas avoir ouvert de cadeaux s’est vite estompée. Finalement, on avait ressorti nos vieux jouets et nous en avons gardé un souvenir heureux impérissable.
Ce sont par ces moments d’échanges et de rencontres que nous avons décidé de passer nos noëls dorénavant.

Nous l’avions déjà compris lors de ce Noël 2024, nous étions ces fameux cadeaux.

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